Le lendemain, nous reprenons la route, direction Abidjan. Baloo se transforme en ambulance, les enfants sont couchés, inertes à l’arrière. Il fait 40°C à l’extérieur, l’état de la route est « un peu bon », on saute de trous en trous.
Sans nous attarder dans la capitale, nous prenons la direction des plages, à la recherche d’un bivouac avec piscine pour permettre aux enfants de récupérer confortablement. La fièvre monte encore : 40.5°C pour Max, vomissements pour Loane et Sam. Personne ne profite de la piscine a part pour faire baisser la fièvre, l’endroit est plutôt bruyant et mal adapté à la convalescence. Nous poursuivons la route en direction du Ghana.
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Mai 2014 : Ghana 3 et Côte d'Ivoire
 
Dernière étape de notre voyage en Afrique de l'ouest pour 2014... Entre frayeur, nostalgie et joie intense, nous avons vécu un mois extraordinaire. La tête pleine de souvenir et le coeur qui déborde nous revenons en Suisse chargé d'énergie et d'envie d'entreprendre. Découvrez ci-dessous le bilan de ce voyage riche en émotion et les nouveaux projets que nous nous réjouissons de partager avec vous.
Nous reprenons la route, franchissons la frontière du Ghana, pour atteindre dans l’après-midi le bivouac parfait, sur la plage, idéal pour retrouver des forces et se reposer. On ouvre la tente, on s’installe. Une heure plus tard, Max nous informe : ça va pas aller, faut retourner à l’hôpital. Loane et lui ont la tête qui tourne, mal partout, aucun appétit. Ils sont très faibles. Loane vomit. Ils ont déjà 5 jours d’antibiotiques dans le sang, plus grand chose dans le ventre et rien ne s’améliore. Le lodge où nous sommes est tenu par une allemande qui nous donne l’adresse d’un excellent hôpital, à 30 km en revenant sur nos pas. Diagnostic : Max et Loane ont le paludisme, niveau sévère en plus de la fièvre thyphoide. Ils sont aussitôt admis, placés sous perfusion et reçoivent leur traitement par injection. Leur état est alarmant, mais l’endroit est sûr, bien équipé et compétent. Assez pour nous rassurer. Le lendemain matin, Sam qui entre temps a de nouveau 39°C de fièvre, rejoint ses frères et sœurs et reçoit à son tour un traitement contre la malaria.
1 pas en arrière, 2 en avant
Rencontres voyageurs : dans le retro…
… et la route devant soi.
 
Retour sur l’edito Togo…
… et zoom sur le présent !
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Dossier: Côte d’Ivoire
Abengourou, la forêt et les pagnes
Abidjan et le reste du pays
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Bilan
5 mois en Afrique de l’ouest
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Edito
Cote d’Ivoire : l’espoir
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Bivouacs
Accra : St-Georges
Autres bivoucs
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Ligne de mire
Oser sa vie
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Vie sédentaire à Accra
De retour à Accra, nous bouclons la boucle de ce voyage en Afrique de l’ouest. Baloo prend la mer dans son container et nous louons sur place une maison pour 10 jours. Une nouvelle expérience. L’intention est de bénéficier d’un environnement calme et climatisé, pour permettre aux enfants de rattraper le retard accumulé au niveau scolaire.
La maison est située dans un lotissement et nous découvrons avec effroi comment 4 murs peuvent modifier totalement notre manière de vivre. En moins de 3 jours, nous perdons l’habitude de sortir et passons nos journées à l’intérieur de l’espace climatisé. Les voisins sont des inconnus qu’on ne voit pas et qu’on n’entend pas. Le rythme et le contexte nous est à ce point étranger que Zoé rigole un jour à table : c’est bizarre de manger dans une maison sans être invités… Sam rebondit : on dirait qu’on participe à un jeu télévisé, on devrait faire comme si on habitait dans une maison.
C’est vrai qu’habituellement, quand nous sommes autour d’une table, il y a forcément des amis avec nous. Sinon, nous sommes dans notre maison roulante ou dehors, à même le sol… Tous les six nous partageons le même sentiment, nous ne sommes pas prêts à changer de mode de vie.
Mini Chronique médicale
Médicamenteur
Vaccins
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Vie de famille
Santé et solidarité
Vie sédentaire à Accra
Tailleurs
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le médecin nous souhaite bonne route
Sur la route
Tamale : Yvette
Frontière ivoirienne
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Premières semaines en Suisse
Nantes : contre la montre, turbo cassé
Tour de Peilz : conférence
Salon du livre : énorme succès
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A boire et à manger
Attieke
C’était de la...
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Clins d’œil
Assinie : des signes de relance
Ghana : les marchés qui courent
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On passe deux jours et deux nuits sur place avant que Sam et Max aillent mieux et sortent de l’hôpital. Ils découvrent alors notre campement.
A boire et à manger
 
Attieke
En Côte d’Ivoire, nous retrouvons l’Attieke, un couscous de manioc dont nous apprécions le goût légèrement acidulé. Excellente alternative aux céréales, il se consomme avec la sauce de son choix.
 
C’était de la…
Quand on demande à Loane, ce qu’elle mangé pour tomber malade, elle répond : de la merde ! Et c’est le cas. La fièvre typhoïde, comme l’hépatite, s’attrape par l’ingestion de matière fécale. Les vaccins ne protègent qu’à 90%. Nous ne le savions pas. En revanche, aujourd’hui, Loane devrait être immunisée à vie contre l’hépatite A.
Une question nous taraude : pourquoi ces maladies se développent-elles en Afrique et non dans nos contrées ? Est-ce que chez nous, le caca est comestible ?
Clins d’œil
 
Assinie : des signes de relance
A Assinie en Côte d’Ivoire, nous sommes à quelques mètres du Club Med où fut tourné le film « Les Bronzés ». A part la présence remarquée d’Alpha Blondy venu quelques jours plus tôt se reposer de sa tournée, la plage est déserte. Le tourisme n’est plus ce qu’il était, le sable couleur ivoire est immaculé et désert. Mais c’est le printemps dans le cœur des ivoiriens et des expatriés installés ici. L’espoir est là. Des établissements relancent leur activité. L’ancien Club Med racheté par un libanais reprend vie. Comme le restaurant italien O Sole Mio que le propriétaire reconstruit à neuf. Les quelques heures que nous passons à Assinie nous permettent de comprendre l’histoire du conflit ivoirien et de mesurer la confiance et le recul dont font preuve les habitants. Quelques Rastas nous rejoignent. Constatant l’état déplorable de Max et Loane, ils coupent dans la forêt des feuilles de bambou chinois, le remède local de ceux qui n’ont pas accès aux médicaments. Le breuvage est amer. Ses effets sont certainement plus efficaces sur les personnes qui n’ont rien d’autre pour se soigner. Pour nos enfants, la potion n’apporte guère d’amélioration. Il faut dire qu’on y croyait assez peu. Ca n’aide pas. En revanche, nous sommes profondément touchés par la sollicitude des gens.
Vie de famille
 
Santé et solidarité
Le Burkina Faso nous avait proposé son lot de maladies. Un baptême à défaut d’un vaccin. Notre dernier mois en Afrique de l’ouest (en ce qui concerne ce voyage !) nous a offert un feu d’artifice, un tour en montagne russe, un voyage au cœur de nos peurs.
Nous sommes au Ghana, à quelques kilomètres de la frontière ivoirienne. Nous sommes d’ailleurs un peu perdus et ne situons pas exactement où nous nous trouvons sur la carte. Nous avons cherché en vain un lieu où bivouaquer et avons finalement posté Baloo à côté d’un dispensaire. Au matin, Sam, Loane et Max sont fiévreux. Le médecin tardant à venir et leur état restant stable, nous prenons la route direction la Côte d’Ivoire. Au fil des heures et des bosses, la santé des enfants s’aggrave et lorsqu’on nous arrivons à la nuit tombée dans la ville d’Abengourou, nous nous arrêtons devant la première clinique. Diagnostic : fièvre typhoïde pour les 3 enfants. Ca va, on connaît, ça devrait passer en quelques jours avec l’antibiotique.
Nous nous arrêtons avant la frontière, à Assinie où nous nous installons dans le jardin d’un resto italien. Le soir venu, l’état de Max et Loane devient inquiétant. Ils ne mangent plus, ne boivent presque plus et vomissent. Par chance, il y a dans le village un dispensaire où nous nous installons, cette fois en qualité de patients. Max et Loane passent la nuit sous perfusion. Ca paraît simple. Mais pour obtenir la perfusion et les médicaments, il aura fallu 4 heures à Thierry pour faire son marché de pharmacies en paillotes, accompagné de l’infirmier, pour dénicher les bonnes substances en quantité suffisante et négocier ferme pour les acheter parce qu’elles ne servent qu’en cas d’urgence… Au petit matin, la fièvre a baissé.
Tailleurs
Séduits par les pagnes africains et les couleurs des tissus, nous décidons de faire confectionner divers vêtements sur place, histoire de porter sur nous les souvenirs et l’énergie de cette Afrique qui nous éveille. Nous choisissons dans notre garde-robe les modèles qui nous plaisent et mandatons 3 tailleurs pour les réaliser dans les tissus que nous avons acheté tout au long du voyage. C’est l’occasion de rencontrer Abel, un ivoirien exilé au Ghana, qui se languit de son pays. Et dans une cahutte à deux pas « notre » maison, nous découvrons Ophelia une femme énergique, commerciale et entreprenante qui nous dit vouloir produire pour nous les modèles que nous lui demandons. Elle aime le style, elle aime son travail et il y a entre elle et nous un déclic, une évidence. Après les rencontres togolaises, nous avons là une nouvelle raison de revenir dans cette région du monde et de tisser des liens durables.
Ghana : les marchés qui courent
C’est marrant les effets de contraste. Lors de notre premier passage au Ghana, nous étions impressionnés par le dynamisme et l’engouement des gens dans les marchés. Ca bouge, ça pousse, ça travaille. Après avoir découvert les marchés burkinabé, togolais, béninois et ivoiriens, celui de Kumasi nous paraît soudain invivable. Trop de pression, trop d’agitation. Les gens sont pressés, peu sympa, fermés. Ce n’est pas agréable. Par chance, les ghanéens sont tout différents hors du marché : disponibles, souriants, aimables, attentionnés, posés. Là aussi, le contraste est surprenant.
Attieke
Préparation du bambou de Chine
Bivouacs
 
Accra : St-Georges hôtel
Après notre premier passage au Ghana, nous vous parlions de l’hôtel St-Georges à Accra où nous avons passé les deux premières semaines en attendant Baloo. Cette fois encore, l’eau et l’électricité s’alternent, la seconde peinant à s’installer. En investiguant un peu, on découvre que c’est le patron de l’hôtel qui coupe l’électricité pour faire des économies. Pas cool !
Un cortège au coeur du marché de Kumasi
Mini Chronique médicale
 
Médicamenteur
Le Paracétamol est de prime abord tout à fait inoffensif. Mais consommé en quantité ou sur le long terme il endommage le foie et c’est l’hépatite médicamenteuse qui peut devenir fulminante et létale. En temps normal, on appelle grande quantité une dose de plus de 3gr par jour. Par contre, atteint de la malaria, l’organisme est affaibli et la surdose est vite atteinte, d’autant qu’on a tendance à lutter contre les symptômes avec le paracétamol. De plus des études révèlent une toxicité sur le foetus et pour les reins même à dose thérapeutique.
En savoir plus
Frontière ivoirienne
Certaines frontières crispent, d’autres font sourire. La sortie du Ghana est très protocolaire, sérieuse, astreignante. L’entrée en Côte d’Ivoire en revanche est amicale et légère. L’office de douane se résume à une cabane. Des survêtements de sport font office d’uniforme. La piste étroite est bordée de baobabs, on est au milieu de la forêt, la même qui recouvre un grand pourcentage du territoire ivoirien. Nous sommes frappés d’ailleurs de constater comme la forêt est plus dense du côté ivoirien que ghanéen alors que le climat est sensiblement similaire.
Vaccins
Les vaccins font débat. Surtout en ce qui concerne leurs effets secondaires à long terme. L’autre problème est qu’ils ne protègent pas toujours totalement. Alors quand on contracte une maladie contre laquelle on se croit vacciné, il y a un risque de passer à côté et de laisser l’infection se propager. Nous n’avons pas de conseil à donner sur la vaccination. Nous savons seulement, qu’il y a des zones dans le monde où les maladies sont vite graves. Nous savons aussi qu’aucun vaccin n’est en soi une solution suffisante.
Marché de Kumasi
Les Ghanéennes toujours aussi belles
Bilan
 
Le 16 décembre passé, nous posions les pieds sur le sol africain, la tête pleine de rêves, le cœur chargé d’espoir et de la joie de découvrir enfin l’Afrique de l’ouest. Véro sentait son ventre devenir chaud et une agréable sensation d’être arrivée chez elle l’habitait. Après quelques jours d’acclimatation, nous avions tous les 6 trouvé nos marques.
 
Le 25 avril 2014, lorsque l’avion décolle, Véro pleure en silence. En quittant l’Afrique, elle a l’impression de laisser derrière elle un fils aîné qu’elle sait majeur  et vacciné et capable de s’en sortir seul, mais qui lui manque déjà tant. Entre elle et le continent, c’est bien plus qu’un coup de cœur ou un coup de tête. C’est une histoire de famille, d’appartenance et de tendresse.
Marché de Tamale
Chez Yvette
Abidjan
Autres Bivouacs
Ghana côte
Ghana hôpital
 
Sur la route
 
Tamale : Yvette
En arrivant au Ghana depuis le Togo, nous visons Tamale, une ville que notre premier itinéraire dans le pays avait évité. Sur place, nous repérons un restaurant indien où nous régaler. Nous pensons passer la nuit sur place, mais le propriétaire ne l’entend pas ainsi. Impossible de négocier.
A nouvel-an, au bord de l'océan, nous avions rencontré Yvette, hollandaise francophone. Elle nous avait donné son numéro de téléphone, précisé qu’elle vivait à Tamale et que nous pouvions l’appeler si nous passions dans le coin. Nous l’appelons donc. Elle et son copain viennent nous chercher et nous conduisent chez eux. En deux minutes, ils nous ouvrent toutes les portes de la maison, nous présentent au chien et… s’en vont chez des amis où ils sont attendus. Nous les retrouvons le lendemain matin pour un gargantuesque petit déjeuner qui nous permet de faire connaissance et de les remercier chaleureusement.
Baloo est stationné dans le jardin de l’hôpital, en plein centre de l’établissement. Tout autour du gazon et dans les couloirs, des gens dorment à même le sol la nuit venue. Ce sont les proches des patients, venus les soutenir et les nourrir. C’est aux familles qu’il incombe de préparer les repas des malades. Pas question ici de laisser une personne seule sur son lit d’hôpital. Toute la famille est là, dans la chambre, le couloir ou le jardin. L’hôpital ressemble à un camping ou un festival. Par moments, nous parvenons à prendre le recul nécessaire pour apprécier la scène et nous laisser émouvoir par la solidarité qui transpire de chacun. Des dizaines de personnes prient et chantent ensemble, les malades s’agenouillent et joignent les mains. Se recueillir, prier. Se soutenir mutuellement et croire. Parce qu’il n’y a rien d’autre à faire que croire. Se fier à la vie ou à Dieu et lui confier son voisin, son parent, son ami. Les sourires des gens et les prières qu’on entend réciter à notre intention nous bouleversent. Il y a dans cet hôpital une seule et grande famille, réunie pour soigner certains de ses membres. Malgré nos craintes devant l’état de Loane qui s’aggrave, nous profitons de cette épreuve pour vivre pleinement l’expérience de la solidarité et de la confiance. Comme les autres, nous n’avons guère d’autres ressources à disposition que les bonnes pensées.
Loane va mal. Depuis 7 jours, elle n’a rien mangé et si peu bu. Internet et la télévision lancent des alertes : une épidémie d’Ebola frappe les pays voisins. Le virus est extrêmement contagieux. Une mort suspecte au Ghana est rapportée. La victime venait de Kumasi. Il y a 10 jours, nous étions à Kumasi… L’angoisse saisit Thierry et Véro. Pas le temps, pas le moment de craquer. On entoure Loane. On prie. La chirurgienne allemande qui nous soutient moralement nous avoue avoir pensé à Ebola, avant de conclure que si tel devait être le cas, Loane saignerait ou serait déjà morte. C’est dur, mais ça rassure. Jusqu’à ce que Loane gonfle et devienne jaune. Nouvelle vague de panique. On sait que c’est grave, mais personne ne nous donne de réponse. Les médecins expliquent que le paludisme peut provoquer une insuffisance passagère du foie. Loane est sans force, ses idées divaguent. Internet nous renseigne : quand le paludisme affaiblit le système, le paracétamol peut se révéler extrêmement dangereux. Avec plus d’une semaine de jeûne et les effets de la malaria, l’organisme supporte moins le médicament. C’est alors l’hépatite médicamenteuse qui peut être fulminante. Nouveau vertige. Nouvelle nuit blanche.
Au téléphone, le médecin de famille de Véro en Suisse est très clair : s’il s’agissait d’une hépatite fulminante, Loane serait morte. Déjà entendu ça y a pas longtemps…
Impuissants, nous décidons de sortir Loane de l’hôpital et de rejoindre Accra pour y faire de nouvelles analyses. Les examens confirmeront plus tard une hépatite A. Le traitement consiste à se reposer et se nourrir, en évitant de surcharger le foie. Loane est une jeune fille extraordinaire elle a cumulé une fièvre thyphoïde, une malaria et une hépatite A. Elle s'est battue et n'a même pas perdu le sourire et son sens de l'humour. Nous t'aimons Loane.
Loane est sortie d’affaire. Nous aussi. Il reste les souvenirs, les émotions. Et le sens qui peu à peu nous apparaît. Dans les moments intenses on se découvre des ressources qu’on ignorait. Elle s’appelle confiance ou foi, selon qui s’exprime. Merci Mère Afrique de nous l’avoir donnée.
 
A l'heure qu'il est Max et Sam sont en pleine forme. Loane récupère bien, ses dernières analyses de foie sont bonnes presque toutes les valeurs sont revenues à la normales. Zoé de son côté est fière et grandie. Elle a assumé seule l'intendance à Baloo, préparant les repas et mettant de l'ordre pendant que nous prenions soins des malades... Merci Zoé. On ne vous le dira jamais assez: on vous aime les enfants.
Il y a tout en Côte d’Ivoire, dans tous les secteurs. Fruits : banane, avocat, mangue, ananas, papaye… Matières premières : bois, or, fer, argent. Tourisme. Nature. Porte drapeau de l’Afrique de l’ouest aux côtés du Sénégal dans les années 80, la Côte d’Ivoire est une terre de superlatifs. Nous avons aimé la sérénité et la pudeur de la population, son ouverture, le respect qu’elle a pour l’autre et le passé, la confiance dont elle fait preuve pour l’avenir.
Nous n’avons passé que quelques jours dans ce pays, mais cela suffit à nous convaincre qu’il y a ici tous les ingrédients de la fertilité créative. Nous y reviendrons.
Dossier: Côte d’Ivoire
 
Abengourou, la forêt et les pagnes
Vue du ciel, la Côte d’Ivoire est une immense forêt. Vue de la route aussi. Magnifique. Dense, parfumée, vivante. La piste se fraie une voie entre les arbres et les villages restent invisibles. Contrairement aux pays voisins, les habitations ne bordent pas la chaussée mais se dissimulent dans la végétation. Cela renforce le caractère sauvage du paysage.
Abengourou est une bourgade de taille moyenne parfaitement adaptée pour une escale. Nous profitons d’en visiter le marché et d’y acheter de nouveaux pagnes, dont les couleurs et motifs sont très différents de ceux que nous connaissons. Chaque pays a son propre style de pagne. Ceux de Côte d’Ivoire nous plaisent particulièrement.
Adidjan
Reste du pays
Abidjan et le reste du pays
Nous traversons Abidjan sans nous y arrêter. La capitale ivoirienne est la plus grande que nous ayons vu en Afrique de l’ouest. La plus prospère, la plus développée. Les tours grimpent, les grandes enseignes internationales affichent leur présence, les chaînes d’hôtel se bousculent le long de la lagune, l’autoroute n’hésite pas à passer dans le centre où elle se divise pour mieux servir l’axe est-ouest. La circulation est encore plus dense qu’ailleurs et malgré les multiples et larges voies, les pare-chocs se reniflent entre eux. Tout cela rend évidents la prospérité de la ville et son rayonnement international. Il devient facile alors d’imaginer ce que devait être la vie en Côte d’Ivoire avant le conflit. Nous comprenons la fierté des ressortissants ivoiriens qui ne manquent jamais de souligner les qualités et ressources du pays.
Dans le taxi qui mène à l’aéroport, Thierry saisit chaque image et grave les scènes de vie, la couleur de la terre et les odeurs dans son cœur. Il pense ainsi vivre l’instant présent et se préparer au retour. A l’instant où il écrit ces lignes, il est dans le train entre Genève et Lausanne. 3 semaines ont passé depuis le retour. Il pleure. Il renifle et essuie les larmes qui coulent sur le clavier. Cela fait plusieurs jours qu’il doit terminer cette mise à jour et qu’il en diffère la rédaction. Il sait maintenant pourquoi. C’est une page qu’il ne veut pas tourner. Depuis quelques temps il répète qu’il a planté l’ancre dans le sol africain et déroulé un câble de 5'000 km pour en attacher l’extrémité au mousqueton de sa ceinture en Suisse. Il ne veut pas rentrer, quelque chose en lui résiste et refuse le retour.
Equipe de la bibliothèque de la Tour de Peilz
Au sommaire
Ligne de mire
Vous l’avez compris, nous sommes plein d’entrain et débordons d’une énergie productive et créative, mise au service des projets et rêves de chacun et des familles du monde entier. Nous vous donnons rendez-vous sur sixenroute.com très bientôt pour le suivi de nos aventures en Suisse et environs avec plusieurs conférences, l’expérience Paléo festival et la préparation de notre prochain voyage qui pourrait prendre une forme nouvelle… Quant au programme d’Oser sa vie, il est disponible dès maintenant sur le site : osersavie.org et nous nous réjouissons de vous retrouver dans l’un de nos ateliers.
Merci Aless
… et zoom sur le présent : Oser sa vie !
De retour d’Afrique, Véro et Thierry ont la tête emplie de projets. Il est temps pour nous de passer à l’action. Nous vous annoncions le désir de créer une structure pour soutenir les familles et les rêves de chacun. C’est chose faite et nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d’Oser sa vie – La folie d’être soi. Dès le mois de juin, nous proposons en Suisse romande des ateliers de parents « Oser sa famille » et dès l’automne des ateliers « Oser ses rêves ». En démarrant de manière locale, nous effectuons les premiers pas d’une démarche que nous souhaitons expansive et internationale. Nous avons en perspective des dizaines de thèmes à décliner dans l’énergie d’Oser et déjà nous imaginons les passerelles qu’offriront nos ateliers entre l’ici et l’ailleurs. Pour en savoir davantage ou vous inscrire à l’un de nos ateliers, consultez dès maintenant notre nouveau site : osersavie.org. Avec ce projet, nous entreprenons un nouveau voyage en répondant à votre appel et aux encouragements de Miss Terre qui nous invite à transmettre notre inspiration.
La Suisse
Les enfants eux se réjouissent de retrouver leurs amis, Max son BMX, Loane le théâtre. En conseil de famille, ils expriment le plaisir qu’ils ont eu dans ce voyage mais soulignent qu’ils souhaitent un voyage plus relax l’hiver prochain. Sur le plan scolaire en particulier, il faudra assurer des conditions de travail mieux adaptées à la préparation d’un Bac. Ils remarquent aussi que nouer des amitiés reste plus aisé de retour en Europe et que les moustiques du bord du lac ont l’avantage d’être totalement inoffensifs. Mais dans leur cœur, l’Afrique occupe une place privilégiée. Il suffit pour s’en rendre compte de les entendre lorsqu’ils en parlent : ils la défendent, la respectent et l’honorent avec plus de passion que de raison. Ainsi en est-il de l’amour.
A toi Mère Afrique, merci pour l’amour et la force que tu nous as donné. Promis, nous ferons de notre mieux pour porter le message.
1 pas en arrière, 2 en avant
 
Rencontres voyageurs : dans le retro…
Le week-end du 8 mai, nous participons à une rencontre exceptionnelle. Sur l’initiative des Theliot, une famille rencontrée au Népal, nous retrouvons une vingtaine de familles ayant effectué un voyage au long cours en véhicule, l’occasion pour nous de prendre dans nos bras plusieurs personnes que nous avions rencontrées aux quatre coins du monde. L’occasion aussi de découvrir des familles mythiques, celles dont on entend parler et qu’on n’a pas la chance de rencontrer en route. Il y a dans la grande famille des voyageurs des noms qui évoquent aussitôt des aventures extraordinaires. Parmi eux, les Anautica, parce qu’à notre connaissance ils sont ceux qui ont voyagé le plus longtemps (plus de 8 ans) avec des adolescents. Les enfants ont aujourd’hui plus de vingt ans et suivent des études supérieures dans des écoles dont les directeurs et responsables pédagogiques ont insisté pour les avoir. Pour nous c’est fabuleux d’entendre ce témoignage et de rencontrer une famille dont les enfants sont plus âgés que les nôtres. Ca rassure. Et ça nous ouvre des pistes. Merci André et Catherine pour vos messages et votre disponibilité. Vous nous avez permis à notre tour de bénéficier de l’expérience des « anciens »… Bonne route à vous.
Le lendemain, c’est à Genève que nous nous installons devant l’entrée du salon du livre. Casita a reçu comme nous un badge VIP et ouvre ses portes aux visiteurs, tandis que nous répondons avec émotion aux questions du modérateur qui anime notre intervention sur le thème du voyage en famille. Les yeux du public brillent quand ceux de Thierry coulent, il y a du monde, de la sincérité et de l’émotion. Certains lecteurs craquent au moment de faire dédicacer leur exemplaire et fondent en larmes, émus qu’ils sont par l’authenticité de l’instant. C’est incroyable et si beau de partager des moments si intenses en pareil environnement. MERCI à tous ceux qui sont venus: amis, famille, inconnus. Merci aussi à l’équipe du Vent des routes et à celle de la scène voyage du Salon du livre pour l’organisation irréprochable et l’heureuse initiative de nous avoir offert si beau cadeau.
A l’extérieur dans Casita, c’est la même ambiance. Les yeux des curieux s’ouvrent ronds comme leur bouche bée, l’émotion déborde. Ce passage en Suisse s'annonce bien vraiment très bien. Merci à tous pour votre accueil.
Premières semaines en Suisse
Nous avons prévu un programme intense pour notre retour d’Afrique, avec chaque week-end des évènements ou rencontres.
 
Nantes : contre la montre, turbo cassé
A peine le sol genevois retrouvé, nous tombons dans les bras de notre ami Aless venu nous faire la surprise et nous attendre à l’arrivée des bagages. Un vrai bonheur, merci l’ami.
Mais pas le temps de nous émouvoir, le programme est chargé : récupérer la voiture de location qu’on a réservée, rejoindre Lausanne où nous passons prendre 3 cartons de livres « Miss Terre » en vue du festival du véhicule d’aventure où nous devons être le lendemain… à Nantes ! Passager rapide à la Migros pour le plein de provision, puis récupération du courrier et des couettes, et enfin direction le hangar où nous retrouvons Casita qui émerge de son hivernage. Elle est énorme, haute, imposante. On n’est plus très sûr de savoir conduire l’engin… On charge nos valises à bord, en vrac. Les pneus sont mous et nous roulons lentement jusqu’à Yverdon où nous rendons non sans peine la clé de la voiture de location avant de rejoindre la maman de Véro et découvrir son nouveau lieu de travail. On discute, on s’embrasse, les heures passent. Il est minuit quand on prend la route. Thierry se couche à l’arrière et Véro prend le volant. Nous avons prévu de nous relayer toute la nuit. Il pleut des cordes. Véro On passe le jura, Pontarlier. Il est 1h30 du matin, le GPS annonce 833 km supplémentaires pour atteindre Nantes… Véro s’arrête. Notre programme est complètement fou. Enthousiasmés à l’idée de rester dans l’ambiance voyage dès notre retour, nous n’avions pas vraiment réfléchi avant d’accepter l’invitation. Sous la pluie, en pleine nuit, la réalité nous frappe : 800km aller dans la nuit de vendredi à samedi + 800km retour dans celle de dimanche à lundi… Rapide calcul. C’est n’importe quoi. On avertit aussitôt les amis dont on a les coordonnées qui avaient prévu de nous rejoindre sur place et on s’installe pour la fin de la nuit. Désolé pour ceux que nous n'avons pu avertir. Au petit matin, Thierry prend le volant. Un bruit étrange s’échappe du moteur : c’est le tuyau du turbo qui est perforé. Casita respire, nous aussi. Nous passons le week-end à proximité du garage Iveco où nous effectuons la réparation lundi matin.
Voiture...pleine
… et la route devant soi.
Le week-end d’après, nous participons à une nouvelle rencontre de voyageurs, organisée de main de maître par la Kump family, merci infiniment Stéphanie et Norman vous êtes des personnes exceptionnelles.  Plus d’une quinzaine de familles sont conviées, dont la majorité vient de Suisse romande. Nous retrouvons là nos amis les Glen, également présents le week-end précédent et la famille comtesse (I drive a dream). Avec la famille Africaventour venue du sud de la France, nous sommes ainsi 4 familles à partager notre expérience avec les 11 qui sont sur le départ, la plupart cette année encore. Extraordinaire de voir l’engouement et le nombre de personnes qui font le pas. Les familles réunies là ont un camping-car, des enfants de 2 à 13 ans et la forte envie de vivre une expérience familiale unique. Les deux jours soulèvent de nombreuses émotions, chez chacun. Les adultes partagent leurs questions, craintes, expériences, tandis que les enfants jouent à l’unisson. Max, Loane accompagnés des plus grands enfants des autres familles jouent les moniteurs de colo, organisant les jeux et activités et prenant soin des plus petits. Autant à l’aise dans ce rôle d’encadrement que dans les discussions avec les adultes, ils passent d’un monde à l’autre avec fluidité et plaisir.
Retour sur l’edito duTogo…
Suite à la parution de notre article sur le Togo, nous avons reçu un mail de Like, notre ami de "Travel with a mission" au Togo. Il signalait une erreur dans le texte et précisait que son activité n’était pas dans la peinture mais dans le forage et l’acheminement de l’eau potable. Nous avons corrigé sur l’article concerné et présentons nos excuses à Like.
Like revenait également sur l’edito auquel il a apporté des compléments dont voici l’essentiel :
 
"Des mesures réelles ont été mises en place pour faciliter la reconnaissance des associations, et il s'en créée une quantité énorme ici au Togo (…)
En matière de création d'entreprise, le ministère tutelle s'est lancé dans un projet ambitieux pour facilité le business au Togo (…) La culture de
création d'entreprises est nouvelle et il faut du temps. (…) Vous nous avez rencontrés et savez comment on est engagé pour le développement. C'est ici l'homme engagé qui vous parle de coeur ! Il est vrai que les temps furent difficile au Togo et le restent parce que la reprise économique recommence à peine, mais des efforts réels sont en cours(…) Aujourd'hui, les jeunes Togolais racontent surtout le passé et sont hésitants à affronter les enjeux du développement, ce n'est pas facile, cela demande du travail (…) Grâce à des projets comme Travel With A Mission, et des partenaires et amis comme vous les Six En Route, nous voulons motiver la jeunesse et les Togolais en général à apprendre à regarder de plus en plus vers l'avenir, les opportunités, la capacité de réaliser ses rêves soi-même et le grand travail que cela demande.
 
Vous avez fait un très bon dossier sur le Togo. (…) C'est vrai que beaucoup de gens continuent à souffrir du passé (qui n'a pas encore totalement
disparu) mais maintenant ça commence à changer. (…) Le Togo qui demeure un petit pays a lancé trop de fronts pour les projets de développement macroéconomique d'abord, si bien qu'au plan microéconomique, la population ne sent pas encore les changements (…) Si votre article associe les efforts de modernisation et de développement en cours au Togo, alors nous pouvons ici publier et  diffuser votre article partout et même s'en servir dans nos communications futures avec nos ministères de tutelle ici.
 
Je vous remercie encore pour avoir apporté beaucoup de joie ici au Togo à toutes les personnes que vous avez rencontrées pendant votre tour. Je sais que cela leur a déposé un sourire sur le visage et leur a permis de rêver une fois encore. Beaucoup en effet sont fatigués par la rudesse du chemin qui mène  à l'accomplissement d'un rêve."
 
Jamais auparavant nous avions imaginé que notre blog de voyage puisse connaître un tel écho. Merci pour ton engagement et ta confiance Like.
Tour de Peilz
Une semaine après notre retour, nous donnons une conférence à la bibliothèque de la Tour de Peilz. L’organisation est optimale, la responsable de la bibliothèque a lu notre livre et joue avec talent l’attachée de presse. Répondant à une interview à la radio régionale, elle raconte notre voyage comme si elle était à bord de Casita, un vrai bonheur pour nous de l’entendre et de constater le succès de ses démarches. Ce sont 90 personnes qui sont présentes à la conférence qui remporte un vif succès. Merci a toute l'équipe de la bibliothèque vous avez été remarquables
Le site "Oser sa vie" c'est par ici : osersavie.org
Edito
 
Cote d’Ivoire : l’espoir
La Côte d’Ivoire ne faisait pas partie de notre programme initial. Peu au fait sur la situation du pays, on imaginait le pays en guerre et nous pensions nous tenir éloignés de ses frontières. C’est dans l’avion qu’a germé subitement l’idée d’y faire un passage. En discutant avec plusieurs ivoiriens, chaleureux, enthousiastes et émus de revenir au pays après 10 à 15 ans d’exil, nous sommes frappés par la fierté qui les habitent et les éloges qu’ils font de leur pays. Cela nous donne envie d’étudier la question et pourquoi pas d’y faire un saut. Plus tard, nous découvrons que le visa de l’entente comprend la Côte d’Ivoire. Nous cherchons alors des infos fiables sur la situation politique et sur la sécurité dans le pays. Tous les indicateurs étant favorables, décidons d’y faire une boucle et de glaner quelques impressions générales.
Dès l’entrée dans le pays, nous nous sentons à l’aise. Très à l’aise. Les échanges sont simples, directes, francs. Nous comprenons ce que les gens disent sans avoir à faire d’effort pour « interpréter » les mots qu’ils utilisent. Nous sommes-nous habitués au vocabulaire africain ou les ivoiriens s’expriment-ils d’une manière plus proche de la nôtre ? Probablement les deux. Le fait est que les relations sont très simples et que nous nous sentons proches, très vite, des gens que nous rencontrons. L’accueil et le respect dont font preuve les ivoiriens nous touche. Ici, nous n’avons pas l’impression d’être blanc ni étranger. Nous sommes tous des êtres humains. Rien dans l’attitude des uns et des autres ne crée de distance entre eux et nous. En Côte d’Ivoire, nous ressentons un sentiment d’universalité et de fraternité, l’appartenance au tout. Ce sentiment est cher aux ivoiriens que nous rencontrons. La guerre qui a duré plus de dix ans n’a pas entaché leur confiance et leur tolérance. Pour eux, le fait même que le président soit marié à une française, représente la preuve de l’ouverture du pays, de sa stabilité et de sa prospérité. Selon eux, les élections de 2015, si elles maintiennent le président en place, offriront à la Côte d’Ivoire un nouveau départ auquel chacun se prépare. Le vent de l’espoir souffle sur les terres ivoiriennes. Sans lever de poussière, il sème ici et là des graines de projet et répand dans le cœur des émigrés des rêves de retour au pays, d’entreprises prospères et de paix durable.
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