Vie de famille
Meilleure santé !
Côté pratique
Anniversaire de Max
Baloo : mieux vaut prévenir que guérir
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Edito
La pierre angulaire du bonheur
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Côté pratique
Nous avons embarqué dans Baloo des boîtes de Malarone à 50 euros, au cas où. A prendre aux premiers signes de paludisme. Elles sont intactes. La seule lecture des effets secondaires suffit à nous dissuader de les ingérer.
Maintenant que nous avons vécu nos premières expériences de paludisme, nous savons qu’à l’avenir nous achèterons quelques boîtes de Co-Arinate à notre arrivée dans un pays impaludé. Le traitement coûte 4 euros et guérit en 48h, si on le prend dès les tous premiers symptômes. Quant aux effets secondaires, ils sont anecdotiques !
Voyage solidaire
Houreba : courir après son rêve
Mathilde et Clément : ferme agro-écologique
Fondation Nicolas de Preux
Sophie et Martin
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Vie de famille
 
Meilleure santé !
« Meilleure santé ! » C’est ce que nous souhaitent les médecins, pharmaciens, assistants de labo et toutes les personnes que nous croisons dans les coulisses de la santé. La formule est l’équivalent de notre « Bon rétablissement ». Mais c’est amusant : une formule nouvelle remonte bien mieux le moral !
 
Notre voyage a pris au Burkina une allure totalement inhabituelle. Alors que depuis 5 ans, nous n’avons jamais été malades, ou si rarement et légèrement qu’il ne vaut pas la peine de s’y attarder, à Bobo (ça ne s’invente pas !), l’incident s’est transformé en expérience familiale à rebondissements.
 
C’est Sam qui a ouvert le bal : 2 jours sans force et sans appétit, mal aux yeux, un peu de fièvre et ça passe. Puis, quelques jours plus tard, la même chose. Diagnostic : accès de palustre, ce qu’on appelle aussi crise de palu. Traité adéquatement (3 jours de Co-Arinate junior), il est rapidement sur pied ! Ce qui donne le feu vert à Véro… Maux de tête, fièvre, diarrhée et vomissements : intoxication alimentaire. Puis Zoé se sent faible… On lui demande quand même de se lever pour venir poser sur une photo. 1, 2, 3…. Vomito ! C’est parti pour les suppo !
 
Max quant à lui présente également tous les signes d’un palu. On consulte et il reçoit à son tour sa dose de Co-Arinate. Mais les effets se font attendre. Max est complètement abattu. Il a mal dans tous les membres et les articulations en particulier, la fièvre remonte. Retour à la clinique : il passe la nuit sous perfusion de Quinine et endure la liste des effets secondaires : bourdonnements dans les oreilles, nausées, diarrhée… Il doit poursuivre le traitement pendant 5 jours par voie orale. Le palu s’en va, mais Max ne va pas mieux. Des plaques énormes couvrent son corps et le démangent à le rendre fou. Nouvelle fièvre. Il s’agit d’une réaction allergique au médicament que les comprimés antiallergiques ne peuvent apaiser. A la clinique où nous connaissons désormais tous les médecins, il reçoit une injection de corticoïde.  Max tiré d’affaire, on quitte Bobo histoire de changer d’air… C’est au tour de Loane de faire son intoxication alimentaire, tandis que Max chute à nouveau. Cette fois, les maux de tête sont d’une extrême violence, causant tournis et nausées. En urgence, nous nous rendons à l’hôpital de Banfora, qui est en grève… Le lendemain, consultation chez un médecin privé : fièvre typhoïde. Nouvel antibiotique et lentement, la santé revient…
 
Cela a duré 15 jours sans interruption. 15 jours avec une visite chez le médecin tous les 2 jours pour l’un ou pour l’autre. 15 jours qui sont devenus une course d’endurance dont on se demandait si l’un d’entre nous sortirait vainqueur… Une course pendant laquelle personne ne s’est découragé. 15 jours où une fois de plus la famille a serré les coudes, chaque personne valide soutenant les nouveaux malades avec confiance et présence. 15 jours pendant lesquels Thierry a pris de soin de tous et de lui en particulier, encouragé par son statut de rescapé ! Combien de temps tiendra-t-il ? L’avenir le dira…
 
Pour l’heure, on a bon moral et c’est l’essentiel ! Parce qu’avec ou sans la santé, c’est avant tout le moral qui permet de profiter de la vie !
Chronique
Payer content !
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Evènements Sixenroute
Salon du livre de Genève 2014
RSR la 1ère : Détours
Magazine l’Illustré
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Solidarité familiale... 3 malades de plus !
Un bon anti-fièvre naturel...
Baloo : mieux vaut prévenir que guérir
Baloo nous donne pleine satisfaction dans ce voyage. Il passe partout et son format est idéal. Afin de le rendre encore plus performant, nous avons décidé de le réhausser un peu. En effet, comme nous roulons très souvent sur des pistes défoncées, quelques centimètres de garde au sol supplémentaires lui éviteront de se frotter le ventre trop souvent…
Moktar
Edito
 
La pierre angulaire du bonheur
Il faut la perdre pour se rendre compte qu’elle était là. On pense d’elle, qu’elle est la pierre angulaire du bonheur, celle qui offre les bases solides et fiables à l’épanouissement personnel et à la joie de vivre. Et quand elle s’en va, on la regrette, craignant parfois de ne pas la retrouver aussi intensément.
 
Elle, c’est la santé.
 
Au Burkina Fasso, les salutations la mettent à l’honneur : « Bonjour, c’est comment ? Et la santé ? Et la famille ? Et les activités ? » Il y a dans ces As-salâm 'aleïkoum  francophones une véritable attention portée à l’autre et à sa situation. Il y a aussi, le reflet d’une réalité. Celle d’un accès aux soins incertain.
 
Dans un pays où les maladies qu’on rencontre sont autrement plus préoccupantes à court terme qu’une otite, un orgelet, un mal de dos, trop de cholestérol ou un coup de déprime, les distances à parcourir pour rejoindre un dispensaire, puis les sommes à débourser pour bénéficier de soins adaptés rendent parfois la survie de certains burkinabé aléatoire. Quand ce n’est pas l’hôpital qui est à l’arrêt, comme ce fut le cas récemment pendant les 3 jours de grève des fonctionnaires du pays.
 
En ce qui nous concerne, nous avons la chance de pouvoir nous déplacer rapidement et payer la consultation chez un médecin privé. Nous avons la chance de pouvoir acheter les médicaments, puis d’autres si nécessaires. Nous avons la chance de choisir notre nourriture et d’éviter les conditions de vie à risques. Nous avons la chance d’être en excellente santé et de la préserver en vivant en harmonie avec nos envies et nos besoins. Nous avons la chance de ne pas avoir à nous inquiéter, parce que recouvrer la santé est presqu’une banalité.
 
Au Burkina, nous avons eu la chance de tomber malades. Cela nous a permis de comprendre de l’intérieur l’importance de notre chance…
C’est pas pareil
Nous apprenons peu à peu les expressions francophones locales : « Bonne arrivée » pour « Bienvenue », « Bonsoir » dès midi, « C’est comment ? » pour « ça va ? » « Une pointe » pour un clou. On ne parle pas de la rue, mais de la voie rouge ou du goudron. On ne dit pas c’est 200 francs, mais c’est 200 200. Attention : quand le chauffeur de taxi annonce 300 300, ce sera 600 à l’arrivée si on est 2 et 300 si on est seul. A propos de taxi, un jour Thierry a félicité l’un d’eux : « Vous avez le plus beau taxi de Bobo ! Y a presque tout qui marche ! » L’homme a éclaté de rire et, flatté, a fait monter et descendre la fenêtre électrique ! Là, nous sommes restés bouche bée. Il faut dire qu’en général il n’y a pas de fenêtre dans un taxi burkinabé ; d’ailleurs il n’y a pas grand chose dans un taxi burkinabé : pas de garniture ni poignée aux portières, on ouvre en tirant sur un bout de fil de fer et en se tordant les doigts ; la clé de contact est souvent en option, ils démarrent en pontant les fils ; le compteur n’existe pas et parfois c’est tout le tableau de bord qui a disparu ; souvent il manque une ou deux vitesses, parfois il n’en reste qu’une ! Et le pire que Thierry ait testé : le taxi allégé ! C’est celui qui a viré la batterie : on pousse pour le faire démarrer avant de monter à bord !
 
Pour revenir à la manière de s’exprimer nous recevons des personnes qui nous font des «  visite de courtoisie » très appréciables. Certaines formules un peu désuètes ont ici un charme indéniable et participent à la bonne humeur. Les gens sont très « honorés », nous sommes toujours « des amis d’Europe ». Les mots sont choisis et utilisés avec respect. Nous sommes loin des expressions stéréotypées des cours et des bars de chez nous où tout est « trop hyper grave » et la ponctuation assurée par les jurons.
 
Parmi les anecdotes langagières, en voici une qui a nous plaît bien : un jour, cherchant à se renseigner sur des tarifs, Véro demande au guide : « Et pour les enfants, c’est pareil ? » Réponse : « Non, c’est pas pareil, c’est la même chose. »
Anniversaire de Max
Pas besoin d’avoir la forme pour célébrer son anniversaire… Surtout quand il y a au menu, crêpes au Nutella et gâteau glacé…
 
On ne se refuse rien un jour comme ça !
Docteur panne d'essence
Dossier : Burkina Fasso
 
Tiebele
Dès notre entrée au Burkina Fasso, nous visitons le village de Tiebele. Extrêmement touristique, le site compte son lot de guides officiels pour faire visiter un exemple type de maison kassena, les mêmes qu’on retrouve au nord du Ghana, la tribu se trouvant répartie des deux côtés de la frontière. La visite est intéressante et nous plonge sans artifice dans un mode de vie traditionnel qui perdure.
Pause repas sur la piste pour Tiebele
Le Burkina est notre premier pays francophone en Afrique de l’ouest, cette partie du monde que nous avions hâte de découvrir. Dans nos têtes se mélangent les espoirs, les attentes et quelques clichés qu’il est temps de confronter à l’expérience.
Ouagadougou
Le Burkina Fasso est un pays centralisé : tout passe par Ougadougou. Du coup, l’atmosphère s’en ressent. Polluée, poussiéreuse et encombrée, la ville a peu de charme et d’attraits. Contrairement au Ghana où les deux roues sont absents, ici ils pullulent et envahissent la chaussée dangereusement. Chargés comme le seraient les camionnettes chez nous, ils serpentent entre les voitures, malgré une voie qui leur est réservée sur la droite, mais sur laquelle rouler relève du pur défi !
 
A Ouagadougou, nous retrouvons Mathilde et Clément, nos amis rencontrés en Bolivie en 2011. Le père de Mathilde vit également dans la capitale où il tient un bar original, le Bar-K, avec terrasse et scène de concert sur le toit.
 
Nous visitons le marché, sans grand intérêt à nos yeux, puis trouvons les bureaux de la sûreté où faire les visas de l’Entente. Cela nous permet de confirmer que ce visa existe effectivement, qu’il coûte 25'000 CFA (env. 40 euros) et qu’il est valable 2 mois dans les pays de l’entente.
Docteurs chaussures
Il y a dans le mode de vie africain un aspect que nous apprécions par-dessus tout, c’est la présence des artisans à tous les coins de rue. Une fermeture de sac qui ne ferme plus : hop, le tailleur la remplace pour 2 euros. Une tong cassée ? Le docteur chaussure la répare en quelques minutes. On ne jette rien, on répare. Et pas besoin d’aller très loin. On trouve des docteurs en tout genre chaque 100 mètres.
Mathilde et Clément : ferme agro-écologique
A 20 km de Ouagadougou, nos amis Mathilde et Clément, âgés de 25 ans seulement, se sont installés pour développer de l’élevage et de l’agriculture écologique et durable. Leur projet est un exemple de ce que l’on peut faire avec des moyens restreints et des conditions extrêmes, sans recourir aux procédés de production massive et chimique qui se développent de manière alarmante au Burkina Faso.
Partis d’un terrain en friche mis à disposition par Lasso, un homme de la région qui croit en eux et leur projet, ils ont posé les bases de leurs future activité : clôture, poulaillers, abris à cochon, forage et maison, tout est en place pour démarrer à la prochaine saison sèche. Le but : produire propre et durable, enseigner les méthodes aux villages voisins et accompagner le monde vers une meilleure utilisation des ressources et plus de partage.
Nous nous réjouissons de suivre leur projet et de vous le faire découvrir au fur et à mesure de son évolution.
Clins d’oeil
 
Sacrés Baobab
Nous roulons une vingtaine de kilomètre au Burkina avant de quitter la route principale pour nous rendre dans le village de Tiebele où nous souhaitons visiter une maison kassena. Sur le bord de la route, un baobab majestueux nous fait un clin d’œil et nous invite à prendre la pause. Véro fait quelques photos de Baloo à côté du monstre, tandis que rapidement quelques villageois se pressent autour de nous. On conserve le sourire, malgré l’insistance des enfants à réclamer des Bic ou des bonbons. Mais quand la troupe se met à réclamer de l’argent parce que nous avons photographié le baobab sacré, notre patience se dissipe. Comme notre respect des traditions et cultures locales. Le baobab est sacré ? On ne pouvait pas le deviner. Nous nous excusons de nous être arrêtés là sans avoir demandé l’autorisation et quittons les lieux sans prolonger notre pause. Mais rien ni personne ne pourra nous faire payer une photo de la nature contre notre gré et sans l’avoir au préalable mentionné. Désolé.
Ida
Lors de notre second passage par Bobo, nous assistons à quelques spectacles de danse organisés dans le cadre du festival international de danse, offrant une grande variété de prestations, des danses traditionnelles africaines ou javanaises aux interprétations contemporaines du monde entier.
Mathilde et Moumouni
Antoine
Issa
Février 2014 : Burkina Faso
Banfora
En quittant Bobo, nous prenons la direction de Banfora, plus à l’ouest. Couverte de plantations de cannes à sucre, la région est complètement différente de ce que nous avons vu jusqu’alors au Burkina. Plus pauvre et plus touristique peut-être, si l’on en juge les nombreux mendiants dans les rues de la ville.
 
Qui dit cannes à sucre, dit abondance d’eau. Il y a pour cela une rivière qui parcourt la plaine et forme des cascades dans lesquelles nous nous baignons avec délectation. Le Burkina ne possédant pas de mer ou de lac, les rares rivières où nous pouvons nous jeter représentent des havres sacrés !
Issa
Bobo Dioulasso
La ville de Bobo est réputée pour sa vie culturelle et nocturne. Contrairement à la capitale très administrative et politique, elle respire et vibre. Plus arborisée, elle offre un environnement plus doux et moins hostile que Ouaga. Cela n’empêche pas la poussière de se lever entre chien et loup et de se mêler aux fumées. Chaque soir, les feux s’allument, pour brûler les déchets ou préparer les mets. L’air pique alors les yeux et les bronches s’irritent, comme dans chaque ville africaine.
 
Nous trouvons très rapidement un lieu où nous poser, grâce à l’intervention d’un rasta qui nous aborde après nous avoir repéré le nez dans les guides. La Villa Rose est tenu par un couple hollando-malien. Ils nous accueillent à bras ouverts et nous laissent nous installer dans le jardin d’une villa blanche qu’il loue à côté de la partie centrale de l’hôtel. Cela nous offre une parfaite autonomie et un confort très appréciable : WC, douche, frigo, cuisine, prises électriques. Baloo passe à merveille sous les manguiers, auxquels nous accrochons aussitôt les hamacs. Nous avons l’intention de passer du bon temps ici !
 
En plus du côté sympa du bivouac, nous avons désormais des colloc’ qui logent eux dans les chambres de la villa blanche : Mathilde et Antoine font un stage de journalisme de 4 mois à Bobo et Sophie passe ici 3 semaines de vacances loin de Paris. L’ambiance est chouette, simple et décontractée.
 
Au fond du jardin, une maisonnette abrite « Moumouni », un hollandais exilé au Burkina la veille de sa retraite. L’homme est affable et original. Il lie de nombreux liens dans la région et partage sa vision du monde et de la vie avec plaisir. Maniant l’humour caustique avec habileté, il laisse entrevoir ses failles et désillusions sans s’y attarder.
 
La Villa Rose possède une autre villa à louer. C’est Koko Djembele, célèbre musicien et chanteur reggae malien qui y loge avec son groupe. Les plus vaillants d’entre nous (les autres sont malades…) iront le voir en concert à deux reprises dans la ville. Ambiance chaude et tendue la première fois, en raison de deux policiers engagés pour maintenir la scène visible pour le public assis, alors qu’une trentaine de fans souhaitent chanter et danser au son de la musique à l’esprit communautaire : on siffle et proteste dans le public, contre les danseurs indisciplinés et contre les policiers zélés. Le deuxième concert est plus autrement plus décontracté et bon enfant.
 
Comme nous sommes voisins du groupe, Thierry profite de l’occasion pour interviewer Koko et Issa, le bassiste au rire enchanteur, sur leurs rêves respectifs. Ca déménage ! Il y a dans leurs voix, leurs yeux et leurs sourires une énergie capable d’éradiquer les guerres du monde entier !
 
Même chose avec Moktar et Franca les patrons hyperactifs de la Villa Rose. Elle s’engage pour les femmes burkinabé : alphabétisation, éducation, mini-crédits, scolarisation… Franca agit sur tous les fronts. Moktar a quant à lui créé un centre de formation professionnel technique (mécanicien, menuisier, maçon, etc.) et développe pour l’avenir un centre de formation aux métiers de l’agriculture et de l’élevage durables. En parallèle, ils ont investi leur énergie dans la construction d’une nouvelle Villa Rose, un hôtel avec 17 chambres sur un terrain d’un hectare qui doit ouvrir ses portes à l’heure où paraissent ces lignes !
Bonne nouvelle : Ida, la réceptionniste au regard et sourire d’ange fera partie du personnel de la future Villa Rose, comme tous les employés actuels. Il faut dire que Moktar et Franca ont créé une équipe hors norme, disponible, souriante et chaleureuse.
Nous sommes extrêmement bien entourés à la Villa Rose et cela nous aide à traverser les maladies. Un immense merci à tous ceux qui nous ont soutenus sur place, merci pour votre accueil, votre présence, votre élan, votre enthousiasme, votre générosité, vos conseils… Merci pour tout.
Merci aussi aux Bobolais pour leur serviabilité et générosité, toujours prêts à nous rendre service, nous dépanner, prêter une moto, nous transporter ou livrer un petit truc sans jamais ne rien demander en échange.
 
Lors de notre second passage par Bobo, nous assistons à quelques spectacles de danse organisés dans le cadre du festival international de danse, offrant une grande variété de prestations, des danses traditionnelles africaines ou javanaises aux interprétations contemporaines du monde entier.
La Guinguette
A quelques kilomètres de Bobo coule une rivière dans laquelle on peut se baigner sans risques d’amibes ou autres parasites. Sur ses berges s’est construit un maquis (petit resto), la Guinguette. On profite de l’espace aménagé pour nous reposer et prendre un bol d’air pur, loin des poussières et fumées de Bobo.
Pistes et paysages
Même si parfois le paysage nous paraît monotone au Burkina, ce qu’on croise sur les routes et les pistes est loin de l’être.
Pauvre Max !
Le Dôme
Bivouacs
 
Bobo Dioulasso :
Villa Rose
Probablement installée désormais à 500 mètres du Centre culturel français, la Villa Rose offre des chambres et un immense jardin arborisé dans lequel Franca et Moktar ont prévu d’accueillir les campeurs et véhicules comme nous. Accueil chaleureux et grande serviabilité de toute l’équipe. Retrouvez l’adresse et les coordonnées sur le site internet : Villa Rose
Ouagadougou :
OK Inn
Sur la route de Po, dans l’enceinte du centre de douanes et du contrôle technique des poids lourds, l’hôtel OK Inn accueille les voyageurs en véhicules. Les conditions sont avantageuses et permettent de profiter de la piscine et des sanitaires, pour autant que l’on consomme au restaurant, repas ou boissons.
Cascades de Banfora
Au pied des cascades de Banfora, un petit campement autorise le camping contre quelques CFA. Calme et nature au rendez-vous, idéal pour se reposer et profiter de la fraîcheur des cascades.
Dans une rue de Ouaga
Sur le terrain de Mathilde et Clément
Chronique : payer content !
 
Il fut un temps, une époque pas si lointaine, où jeunes et vieux quittaient l’Europe avec un sac empli de bonnes intentions et de courage, le cœur débordant d’amour de l’autre et l’esprit rêvant d’aventure humaine, pour venir en aide aux plus démunis d’Afrique ou d’ailleurs. Ils rejoignaient un orphelinat, un dispensaire, une église ou simplement un service ou un village et offraient sur place de leur temps, avec générosité et engagement.
 
Depuis, le développement durable a posé ses jalons, balayant l’initiative individuelle d’un simple revers de la main, il a imposé ses règles et commercialisé l’entraide. Désormais, qu’on soit bénévole ou touriste du Club-Med, on est à la même enseigne ! C’est ainsi que les nouveaux éco-touristes dépensent des sommes considérables pour gagner le droit de travailler dans telle ou telle organisation triée sur le volet. Parce que rien ne vaut l’argent, votre aide n’est actuellement acceptée qu’accompagnée d’une somme monétaire. Après tout, vous en aurez pour vos euros : vous serez logés dans le village, vous découvrirez les coutumes locales, boirez à la même source et travaillerez la même terre que vos hôtes…
 
Pour être équitable, il ne suffit plus d’avoir le cœur sur la main et la main à la pâte. Bonne pâte, il faut payer content !
A quelques kilomètres des cascades, nous observons le coucher de soleil depuis le Dôme, un massif rocheux aux courbes inspirantes.
Une heure plus tard, nous sommes de retour, avec un ballon en cuir, acheté au marché de Gaoua. Les jeunes, qui nous ont attendus, nous escortent avec Baloo jusqu’au village, derrière la colline. Là, nous rencontrons de manière solennelle un ancien, un délégué du village qui assure le protocole : il prend le ballon et l’offre au village en nous remerciant longuement et avec cérémonie. Ici, tout appartient à la communauté, les terres, les biens et les revenus.
 
Nous visitons ensuite l’école et saluons les uns après les autres tous les membres du village. Les anciens sortent des maisons et hommes et femmes entourés de centaines d’enfants se réunissent autour du grand terrain de foot sur lequel les adolescents ont dessiné les lignes et dressé les poteaux. Nous assistons au match avec tout le village. Nous nous amusons des regards curieux, des leurs comme des nôtres. On se touche, on se questionne des yeux, on rit.
 
Suivant attentivement des yeux les joueurs évoluant sur le terrain, Thierry est ému : en courant derrière le ballon, ces jeunes touchent leur rêve du pied ! Il en faut si peu parfois pour être heureux. Pour eux. Pour nous aussi. Rien n’est plus beau que de voir les rêves se réaliser.
L'école et les délégués du village
A l’issue de la partie, le village forme un demi-cercle devant nous et place la balle au centre. Le silence s’installe. L’instant est magique. Ils attendent quelques mots. Amusés par le côté formel, nous improvisons un bref discours, simple et cordial. Nous les remercions pour leur accueil et pour la qualité du match, puis les encourageons à jouer souvent et à toujours rêver… « Et pour les chaussures et les maillots… il faudra travailler ! » conclut Thierry dans un éclat de rire général.
 
Du village, nous avons vu l’essentiel : ses habitants ! Nous sommes heureux. Nous avons vécu une magnifique journée, simple et très émouvante.
Rencontres...
En chemin pour le village
Place au foot
Voyage solidaire
 
Houreba : courir après son rêve
Nous n’arrivons pas à nous inscrire dans le mouvement du tourisme solidaire. Difficile pour nous, de chercher un guide pour visiter tel ou tel village, découvrir une tribu lointaine ou percer les mystères d’antiques ethnies. Très vite, nous avons l’impression de manquer de respect, d’observer l’autre comme une bête curieuse, en bref, de faire une visite au zoo !
 
A Gaoua, où nous sommes venus découvrir les villages Lobi, nous restons perplexes. Comment trouver le moyen d’entrer en contact avec un village, sans recourir aux services de guides et sans nous imposer ? Nous décidons de prendre la route et de nous fier à la vie.
 
Comme à notre habitude, nous trouvons un arbre où nous arrêter pour le repas de midi. Puis, au moment de reprendre la route, nous voyons arriver un groupe de jeunes hommes, armés de machettes. Nous leur offrons à boire et entrons en discussion. Sur proposition de Véro, Thierry sort le micro et le tend au plus bavard : « Quel est ton rêve dans la vie ? » Après quelques hésitations et rires nerveux, l’adolescent se lance et explique qu’ils sont venus couper quelques bambous pour construire les poteaux du terrain de foot. Son rêve est de jouer au foot, avec un vrai ballon, de vraies chaussures et de vrais maillots. Il montre les sandales en plastiques qu’il a au pied et sort de sa poche une balle de la taille d’un citron, faite de sachets plastique.
Mathilde et Clément
Où se cachent les Sixenroute ?
Sophie et Martin
De retour à l’hôtel OK Inn après la conférence dans les écoles, nous recevons la visite surprise et tardive de Sophie et de son époux Martin, tous deux burkinabé. Amis proches de Michèle et de la fondation de Preux, ils souhaitaient nous accueillir sur le terrain de maraîchage que Sophie a développé avec Michèle, dans le but de soutenir les femmes Burkinabé. Avec un programme d’alphabétisation, de formation et de sensibilisation des filles et femmes burkinabé contre l’excision, Sophie est l’une de ces femmes qui prennent le destin du pays en main et le transforment dans l’ombre. Courageuse et engagée, elle sait que les choses peuvent changer en y croyant fort.
Nous n’avons malheureusement pas le temps de rester en sa compagnie pour mieux découvrir ses projets et engagements. Ce qui est sûr, c’est que l’énergie qu’elle nous a transmise en quelques instants est contagieuse et merveilleuse. Merci Sophie et à bientôt. Nous viendrons vers toi à notre prochain passage à Ouaga.
Evènements Sixenroute
 
Salon du livre de Genève 2014
Nous serons au Salon du Livre de Genève au printemps prochain, avec une ou plusieurs interventions sur le voyage en famille et notre livre « Miss Terre et les six doigts de la main ». Plus de détails dès que le programme sera finalisé !
 
RSR la 1ère : Détours
Le 24 janvier passé nous avons brièvement passé sur les ondes de la Radio Suisse romande dans l’émission « Détours » de Madeleine Caboche et Martine Galland. L’occasion pour nous d’apporter un peu de soleil sous le stratus de la plaine et de recevoir par la suite un merveilleux message de Monica, une femme qui nous écrit par l’intermédiaire d’un ami, parce qu’elle-même ne possède pas de connexion internet… On aime ces petites choses un brin décalées et tellement touchantes.
 
Magazine L’Illustré
Dans l’Illustré du 27 février 2014, retrouvez des photos originales de notre famille dans un dossier consacré aux familles romandes !
 
L'Express du Faso
Un article sympa a paru dans l'Express du Faso, rédigé par Mathilde notre colloc' à la Villa Rose : Nomades d'aujourd'hui
L'avenir du Burkina Faso c'est eux !
Portraits
Au sommaire
Portraits
Burkinabé
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Koko Dembele
Sophie
Portraits
Ligne de mire
Ligne de mire
Un nouveau job pour Mémé ?
Bénin
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Bivouacs
Bobo Dioulasso : Villa Rose
Ouagadougou : OK Inn
Cascades de Banfora
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Dossier : Burkina Fasso
Tiebele
Ouagadougou
Bobo Dioulasso
Banfora
Pistes et paysages
La Guinguette
Lire
Clins d’oeil
Sacrés Baobab
Docteurs chaussures
C’est pas pareil
Lire
 
Un job pour la mémé des Sixenroute
Elle a travaillé 30 ans en station-service, 12 heures par jour, 5 jours par semaine et sans vacances... sauf les trois fois où elle nous a rejoints en tour du monde ! A six mois de la retraite, la station qu'elle gérait en plein centre-ville de Lausanne est démolie. Elle pas !
Ayant passé l'intégralité de sa vie au service et à l'écoute des clients, elle cherche une nouvelle activité qui lui permette de sortir de chez elle,  rencontrer du monde, faire partie d'une équipe et nourrir sa vie sociale, bien au-delà de l'âge de la retraite ! Parce que les coeurs généreux et ouverts ne connaissent pas la retraite...
Vente, garde d'enfants, réception, stands, accompagnement et encadrement de personnes, service, caisse... S'il vous vient une idée d'une activité à lui proposer de préférence dans le canton de Vaud, faites-nous signe et nous lui transmettrons vos coordonnées.
MERCI d'avance !
Bénin
A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous avons déjà parcouru une très grande partie du Bénin…
Le prochain récit ne devrait donc pas tarder.
Fondation Nicolas de Preux
Suite au décès subit de leur fils Nicolas, alors étudiant, la famille de Preux a répondu favorablement à l’appel d’Evariste, un camarade d’étude de Nicolas. Ce dernier, Burkinabé, souhaitait développer dans les environs de Ouagadougou une école pour les démunis et honorer ainsi le souvenir de son ami. Ainsi fut créée la fondation Nicolas de Preux et l’école du même nom.
 
Informés de l’existence de cette fondation par la maman de Thierry, nous y avons passé pour donner une conférence devant un parterre de 500 élèves de classes primaires, tous réunis dans une même salle. Incroyable ! Et dans la foulée, nous avons donné une seconde conférence au niveau secondaire.
 
L’accueil est chaleureux. Nous visitons les infrastructures et écoutons les explications du directeur et des enseignants. On compte 80 à 120 élèves par classe, le terrain de sport en est au stade de projet et la construction de salles supplémentaires, puis du lycée sont des rêves en devenir… Désireux à notre tour de donner un coup de main, nous étudions avec Michèle de Preux, fondatrice de l’association, la possibilité de donner à notre retour en Suisse, une conférence sur notre voyage et dont les revenus seraient versés à la fondation. Affaire à suivre donc ! Dans l’intervalle, n’hésitez pas à consulter le site de la fondation pour la soutenir : www.fondation-nicolas.ch
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