Voyage Martinique
Côté terre
Côté mer
Côté vie sociale
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Janvier 2015 : Martinique
Vie de famille
Des nouvelles de chacun
Anniversaire de Max
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Rencontres
Famille Gauthier
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Thierry quant à lui, prend du plaisir à naviguer. Il aime faire marcher le bateau et travailler avec le vent. Et comme la saison des régates débute en Martinique, il se régale à la vue des flottes à l’assaut des triangles olympiques. En revanche, comme les cinq autres, il déteste la vie à bord dans le roulis.
Voilà deux mois que nous sommes en Martinique. Nous voilà sur le point de lever l’ancre… Nous avons trouvé un voilier et vivons dessus depuis 1 mois. Découvrez-le ci-dessous ainsi que nos aventures martiniquaises, côté terre et côté mer.
Edito
De la métaphore au concret
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Au sommaire
A suivre
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Voyage : La Martinique
 
La Martinique Côté terre
 
Les routes
Nous sommes frappés par le nombre de cadavres qui jonchent la chaussée. Nous avons failli allonger la liste d’ailleurs à la tombée de la nuit. L’animal est arrêté au milieu de la route et ne bouge pas. Ce sont des manicous Il y en a un nombre impressionnant en Martinique.
 
Les monocycles à deux roues
En Martinique, tous les engins à deux roues ont tendance à se lever sur la roue arrière. Du vélo à la moto 1000cm3, en passant par le scooter, on ne croise jamais un deux roues sans le voir en équilibre, roue avant dressée sur plusieurs centaines de mètres parfois ! Culturel et impressionnant !
 
Transport public
A plusieurs reprises nous avons contribué au transport public local et pris à bord des auto-stoppeurs. Sans cela, les gens restent des heures à attendre le bus qui passe toujours, mais rarement dans un délai raisonnable !
Thierry et Zoé ont testé le système le jour où nous avons rendu la voiture de location. En 5 minutes et 3 levers de pouce, ils ont embarqué dans la voiture de Charlotte, une jeune française qui se trouve être skipper et que nous pensons revoir prochainement pour naviguer et valider les milles de Thierry. Pas sûr qu’on aurait eu cette chance en prenant le bus !! A propos de la voiture de location, nous avons roulé 2'800 km en 1 mois en Martinique ! A force d’allers et retours et d’escapades pour découvrir l’île, le compteur tourne vite ! Désormais, nous longerons les côtes… Et là aussi, nous avons commencé quelques allers - retours…
 
Bains thermaux
A 500 mètres de la maison que nous occupions, les habitants de la petite Anse d’Arlet ont confectionné un bassin sur le rivage dans lequel jaillit de l’eau thermale. A flanc de rocher et avec vue directe sur le coucher de soleil, l’endroit est superbe, même si l’eau n’a que quelques degrés de plus que celle de la mer. Il faut préciser que la mer a 31°C !! L’air oscille quant à lui entre 29°C et 33°C avec des « chutes » à 26°C dans les averses. Et on ose dire que ça caille…
La Martinique côté mer
En vivant sur l’eau on découvre d’autres aspects de l’île. Le plus magique, c’est probablement les tortues marines qui nagent autour de nous et que nous rejoignons d’un mouvement de palmes.
Le soir, depuis le bateau, nous assistons au manège classique des pêcheurs de Grande Anse d’Arlet. A trois dans une barque, ils dessinent des cercles à la surface de l’eau en jetant le filet qu’ils remontent aussitôt, pour en vendre la récolte sur les quais.
A plusieurs reprises, nous avons vu apparaître comme sorti d’une bouteille, le majestueux 5 mâts Clippers. Gigantesque, fier et imposant, il avance toutes voiles ouvertes pour mouiller au large de l’Anse. Hallucinant !
Autre apparition féérique et pour le moins inattendue, les sirènes de Miss France. Perchées en équilibre sur les bois dressés d’une yole antillaise aux couleurs de Miss France, les candidates à l’élection tirent quelques bords dans la Grande Anse, suivies d’une barque reportage avec cameraman et preneur de son. Elles passent à quelques mètres de nous puis rejoignent la plage pour l’enregistrement des classiques interviews devant « notre » point internet. En effet, de notre mouillage à Grande Anse, nous recevons le wi-fi de Ti Sable, le restaurant à l’extrémité de la plage. Bien pratique !
Chantier naval
Le côté moins ludique de la voile, c’est l’entretien du bateau. Surtout quand on n’y connaît rien. En Martinique, la Mecque de la plaisance se trouve au port du Marin, avec la cale sèche de Carenantilles. On devrait y trouver tout ce qu’il faut pour l’entretien et les réparations d’un bateau. Le problème, c’est de mettre la main sur une personne compétente, disponible et prête à travailler. Là, ça devient franchement compliqué. La plupart des bons mécaniciens sont employés par les compagnies de location des catamarans charters et n’ont pas de temps pour le plaisancier lambda. Et ceux qui pourraient avoir de la disponibilité n’ont pas de motivation… Nous tournons donc en rond et en vain dans le Marin, sans parvenir à dénicher de l’aide pour mettre en état ce qui doit l’être sur notre nouvelle acquisition.
La Martinique côté vie locale
Nous sommes toujours autant séduits par la gentillesse des martiniquais avec qui le contact est très aisé et jovial. Nous sommes en revanche de plus en plus gênés par la prise d’otage dont semble souffrir l’île dominée par les békés, véritables colons installés à l’écart des populations locales et au sommet de toutes les décisions économiques. Bien que ne représentant qu’ 1% de la population de l’île, ils dirigent toutes les productions locales et importations. Puissants et influents, ils font voter les lois qui les arrangent, au nez et à la barbe des Martiniquais qui ne parviennent pas à faire entendre leur voix. Il suffit de creuser un tout petit peu pour se rendre compte du scandale de la situation, que la France métropolitaine dissimule sous des discours politiquement corrects.
 
La situation est pourtant plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, parce que rien ni personne ne cherche à la faire changer vraiment. On a alors l’impression que la tutelle française offre une sorte de sécurité minimale dont on ne saurait plus se passer ici, malgré l’inconfort de la situation.
 
Quoi qu’il en soit, en période de carnaval, c’est l’esprit de la fête qui prédomine et prend le dessus sur toute autre réflexion. Adieu les békés, adieu le boulot, vive la musique, la danse et le temps présent.
 
Si l’afflux touristique en cette période se remarque clairement, nous sommes toujours étonnés par la tranquillité des plages, villages et lieux touristiques. On est très loin des bords de mer bondés de Méditerranée !
 
Même les fêtes organisées sur l'eau les week-ends restent supportables et amusantes. 3 à 7 bateaux sur motorisés s'amarrent à couple à quelques mètres de la plage, sono et boissons à l'appui pour mettre l'ambiance et remuer les hanches sur des rythmes variés.
Dossier : Nyamba, notre nouvelle maison mobile
 
Nous avons trouvé notre voilier. Après un mois de recherches et de réflexions variées, nous avons renoncé à louer un bateau et décidé d’en acheter un. Cela nous revient moins cher et nous offre de nouvelles perspectives de voyage dans le futur. Sans parler du nombre de choses à découvrir et apprendre !! Voici en quelques lignes les différentes découvertes liées à l’acquisition d’un voilier et la présentation de notre nouvelle embarcation.
 
Le bateau : simple
Il s’agit d’un Gib Sea 105, un monocoque des chantiers Dufour, construit en 1982. Longueur 10,4 mètres pour une largeur de 3,56 mètres et un tirant d’eau de 1,8 mètre. Belle ligne, beaux espaces intérieurs avec 8 couchages et un agencement bien pensé, il nous offre un agréable confort, tout en restant très simple, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec son cockpit très ouvert et un gréement facile à maîtriser et comprendre même pour les débutants.
Acquisition et pavillon : simple
Le bateau étant enregistré sous pavillon hollandais, il nous faut effectuer plusieurs recherches pour vérifier la possibilité de l’immatriculer, l’assurer et naviguer avec. Alors que Thierry s’inquiète de ne pas avoir valider son permis de voile hauturier, Véro et Max découvrent au fil de leurs recherches que la plupart des pays ne demandent pas de permis de navigation pour les voiliers… sauf la Suisse ! Du coup, le pavillon hollandais devient envisageable et très attractif. En effet, la procédure est extrêmement simple, rapide et peu coûteuse. Le point d’interrogation qui subsiste est de vérifier qu’en tant que suisse, nous avons le droit de l’immatriculer sous pavillon hollandais. Là, les réponses divergent selon les agences consultées : la première exige un co-propriétaire européen, la seconde vend une procédure compliquée et très chère et la troisième assure qu’il n’y a pas de problème, mais demande un peu plus cher que la première… 10 jours plus tard, nous recevons notre certificat d’immatriculation international.
Le nom : Nyamba
Nous sommes heureux d’accueillir une nouvelle tortue dans la famille. Son nom est Nyamba. Divers brainstormings familiaux ont permis de la baptiser ainsi, en faisant référence aux aventures de Nyamba, le livre écrit par Patricia dont nous vous parlions au mois de juin passé et que nous vous conseillons toujours de lire :
"Les aventures de Nyamba"
Nyamba est un mot créole qui signifie tortue. Avec le nombre de tortues qui nagent autour du bateau chaque jour et nos deux premières tortues roulantes, l’affaire est réglée !
Pendant les travaux
Avant de vivre l’expérience du voyage en bateau, Véro craignait de manquer d’autonomie. Elle se demandait si elle pourrait pratiquer le nordic walking, trouver sa place à bord, gérer la peur, dormir sereine… Dans le concret, elle se réveille souvent la nuit pour vérifier la position du bateau. Elle qui déjà en camping-car a besoin de mettre la cale pour éviter que le véhicule recule sitôt que le sol n’est pas plat, sur le bateau elle a vraiment peur de voir l’ancre décrocher, ou de ne pas la voir décrocher justement ! Et en ce qui concerne l’apprentissage de la voile, elle s’y met tranquillement. Ce qui n’était pas prévu en revanche, c’est les cannes qui lui servent de jambes ! En marchant sur la plage elle a en effet shooté une pierre ensevelie dans le sable et s’est cassé un orteil. Du coup, l’acclimatation au bateau devient un véritable challenge et nous sommes tous admiratifs de sa patience, son calme et sa capacité à faire face aux innombrables inconforts de la situation. Il faut dire que malgré tous les efforts accomplis pour faciliter son rétablissement, chaque jour l’un ou plusieurs d’entre nous écrasons son pied par maladresse ! L’horreur ! Elle profite pleinement du soleil,le moral est au beau fixe. L’incident nous permet également de découvrir l’hôpital de Martinique. Quel contraste par rapport aux hôpitaux d’Afrique de l’ouest ! Ici, pas question de venir en famille, le patient reste seul et patiente 4 à 5 heures sans manger ni boire et sans personne à ses côtés. Service minimal du côté de l’accueil.
L’intérieur : chaleureux
C’est Véro qui une fois de plus a transformé l’intérieur de notre nouvel habitat en nid douillet et confortable. Avec les images ci-dessous, pas besoin de beaucoup de mots supplémentaires pour mettre en valeur le travail accompli, sinon un immense MERCI et bravo collectif ! 5 jours de shopping quotidien et de bricolage, couture, nettoyage auront permis de créer l’ambiance souhaitée à bord.
Avant
Après
Les travaux : à Sainte Lucie
L’état général de Nyamba est très bon, le bateau est sain, bien entretenu et inspire confiance. Il y a néanmoins quelques travaux à faire, dont le changement du presse-étoupe et le classique carénage (nettoyage et traitement de la coque contre les algues, coquillages et autres parasites qui voyagent clandestinement !). Nous cherchons en vain de l’aide en Martinique et perdons courage et moral devant l’attitude distante de la plupart de nos interlocuteurs peu concernés par nos soucis et questions. C’est alors que nous rencontrons Stan, un skipper humain et disponible qui nous met en contact avec son ami Philippe. Grâce à eux deux, nous traversons sur Sainte Lucie, île indépendante au sud de la Martinique à 5 heures de voile, et profitons des excellents contacts qu’ils ont développés là-bas. A peine arrivés, nous rencontrons Steeve l’homme de la situation qui se charge du carénage, du presse-étoupe et des diverses réparations nécessaires que l’on découvre jour après jour. Par chance, rien de méchant et les trois jours passés en cale sèche suffisent à rendre Nyamba opérationnelle et sûre. Rodgers de son côté s’occupe de changer les fixations du moteur trop rouillées pour durer et révise le moteur intégralement sans mauvaise surprise, au contraire. Enfin, nous faisons installer un feu de mât et régler les haubans détendus. Pendant 3 jours nous dormons dans Nyamba sur des tretaux, drôle de sensation que de sentir le vide sous la coque: Les enfants font école dans une goélette.
 
Au final, notre escapade à Sainte Lucie nous a permis d’être accompagnés pour notre première traversée et la première sortie du bateau à sec, juste ce qu’il nous fallait pour prendre confiance et faire nos premiers pas de manière confortable. Merci à Philippe pour sa disponibilité et l’efficacité du travail sur place et à Stan pour la mise en contact.
Arrivée à Sainte Lucie
Sortie de l'eau de Nyamba et travaux au dry dock
Pose de la lampe en tête de mât
Salle de classe pendant les travaux
Vie à bord
 
Quels sont les points communs et les différences à bord d’un camping-car ou d’un voilier ? Voici quelques premiers constats accompagnés des termes spécifiques qui enrichissent notre vocabulaire actuel.
Ca roule !
Voilà l’expression par excellence qui matérialise le fossé qui sépare la vie en camping-car de celle en bateau. Dans Casita, quand ça roule, c’est cool ! Sur le voilier, quand ça roule, c’est l’enfer. Le roulis des vagues secoue le bateau dans tous les sens et rend la vie impossible à bord, ça tape sur les nerfs et ça use même les plus résistants d’entre nous.
Bivouac ou mouillage
Quand il s’agit de s’installer quelque part en camping-car, on cherche de beaux bivouacs. Souvent, un beau bivouac, c’est les roues sur la plage, face à la mer. En bateau, on appelle ça un mouillage et on se trouve au même endroit, mais dans l’autre sens : sur la mer, face à la plage ! L’avantage, c’est qu’on n’a pas de sable qui se colle partout et un accès à la mer vraiment direct.
 
Habituellement, pour un bivouac, on cherche le moyen d’avoir de l’air pour ne pas souffrir de la chaleur sur la plage. Parfois le vent vient, souvent il s’en va… Au mouillage on cherche à s’abriter du vent qui est toujours là. On essaie d’en avoir le minimum pour garder la maison la plus stable possible… D’ailleurs, sur l’eau, la maison bouge tout le temps.
 
Ce qui est marrant aussi sur le bateau, c’est que le vent vient toujours dans le même sens, puisque le bateau reste face au vent d’où qu’il vienne. Du coup, sans bouger, on se déplace constamment et le paysage change selon l’angle du bateau par rapport à la côte. On a parfois l’impression d’avoir changé de mouillage, alors qu’on a simplement tourné sur nous-mêmes ! On remarque aussi que la mer est différente de jour en jour, parfois d’heure en heure : couleur, relief…
 
Au bivouac, les gens viennent vers nous et les contacts se créent spontanément. Au mouillage, c’est à nous de chercher le contact, le plus souvent en allant à terre. En revanche, sur terre comme sur mer, les ennuis et difficultés permettent de demander de l’aide et restent d’excellents moyens de faire des rencontres !
 
Enfin, on a connu quelques bivouacs où l’on ne pouvait plus ouvrir les fenêtres parce que le voisin était trop proche. Au mouillage, les règles de sécurité imposent une distance minimale, qui nous tient à l’écart des discussions voisines. Du coup, on est très vite isolés. A tel point qu’après quelques jours sans aller à terre, Sam a l’impression d’être totalement coupé du monde. Lui qui donne déjà l’impression de tomber de la lune parfois… ça promet !
Le jardin
Organisation et gestes quotidiens
Sans aucun doute, le fait de vivre en camping-car est une excellente préparation pour s’installer sur un bateau. On sait ce qu’est un ampère/heure, comment le produire et le dépenser. Même chose pour un litre d’eau. Cependant, sur un voilier, le fait d’avoir un accès constant à l’eau de mer réduit encore la consommation d’eau douce, qu’on utilise essentiellement pour rincer, le corps ou la vaisselle. Tout le reste se fait à l’eau salée. En ce qui nous concerne, on dilue un peu l’eau de cuisson, sinon c’est trop salé.
 
Surprise sur le bateau, la gestion des sanitaires. Tandis qu’en camping-car nous avons adopté les toilettes sèches avec sciure pour les vider dans un trou creusé en forêt sans polluer, sur le bateau, c’est tout à la mer… Il paraît que les poissons s’occupent du reste…
 
Les espaces de rangements n’ont pas les mêmes formes ni les mêmes logiques, mais les principes sont similaires, on range tout, tout le temps ! Sinon, c’est le risque d’accident. En bateau, c’est encore plus impératif que sur terre, parce que même à l’arrêt, une vague peut renverser le contenu d’une armoire ou la vaisselle laissée sur la table !
 
Les bruits
Notre première nuit à bord de Nyamba nous a réservé une symphonie inattendue… Clop, clop, fait le rouleau de papier alu qui roule de gauche à droite. Hiiii. Hin. Hiii. Font les pieds de la table qui s’entrechoquent. Booom. Booom. Annonce la bouée qui frappe l’avant de la coque quand le vent tombe. Slurp, slurp fait le chien qui lappe… pardon, l’annexe à coque rigide qui rebondit sur les clapots. Crrrr. Crrrr. Chante la chaîne antivol de l’annexe qui frotte sur la jupe arrière du bateau. Gline. Gline. Font les drisses qui frappent le mât. Un enfer musical auquel on ne s’habitue pas mais qu’on apprend à identifier, reconnaître et interrompre, nuit après nuit… On a bientôt trouvé la parade à chaque grincement. Et accepté ceux contre lesquels on ne peut rien : le sol qui craque, l’eau qui résonne contre la coque…
 
Les mouvements
Après 2 jours passés à bord, on s’est tous habitués au roulis permanent du bateau, mais pas aux vagues qui font bouger la terre ferme quand on y retourne et qui nous font vaciller. L’autre jour, Thierry a évité la chute de justesse au milieu du supermarché : il y a eu une grosse vague raconte-t-il ! C’est incroyable le mal de terre. Ca vous prend n’importe quand et c’est toute la terre qui bouge. Ca monte, ça descend. C’est tellement fort qu’on en vient à penser que c’est toute la Martinique qui danse comme un flotteur de pêche à la ligne.
 
En camping-car, c’est sûr, les mouvements sont beaucoup plus maîtrisables.
 
L’eau à l’intérieur
Qu’on soit en camping-car ou en bateau, la question des infiltrations d’eau fait partie des principaux soucis qu’on rencontre. Dans le camping-car, l’eau s’infiltre depuis le haut. Sur le bateau, ça rentre d’en-haut et d’en-bas… On appelle ça des voies d’eau. C’est autrement plus inquiétant et mieux vaut réagir vite !
 
En camping-car, les réservoirs à eau sont rigides et rectangulaires, sur le bateau, on a des vaches à eau souples. Les deux sont étanches ou pas ! Dans Casita, nous avons eu plusieurs incidents et inondations. Sur Nyamba, aussi. La première et la plus spectaculaire a eu lieu lorsque nous avons rempli notre vache à eau toute neuve, made in China… Une fois pleine, elle s’est entièrement vidée dans son compartiment étanche ! Sans paniquer, Thierry a profité de l’occasion pour sortir la pompe seringue, la connecter au tuyau de vidange et faire la démonstration du système d’évacuation de l’eau en cas d’urgence. Ca fonctionne super bien et désormais, on sait l’utiliser !!
 
La seconde entrée d’eau venait du presse-étoupe (joint situé sur l’arbre d’hélice du moteur au niveau du passage dans la coque) et nécessitait l’intervention d’un mécanicien. Avant de pouvoir régler le problème, nous avons pu vérifier le bon fonctionnement de la pompe de cale. Après tout, chaque incident a sa fonction et nous permet d’apprendre quelque chose !
 
L’annexe
En camping-car, certains prennent des vélos ou un scooter pour les petits déplacements. En bateau, c’est l’annexe qui remplit cette fonction. Elle permet de rejoindre la terre ferme sans avoir à nager systématiquement. Nous en avons trouvé une d’occasion, avec boudins gonflables, coque rigide et un moteur 6 CV qui peut être conduit sans permis. Du coup, Max a très vite appris à la manier et les autres s’y mettent à leur rythme. Cela offre une réelle autonomie à tout le monde.
Electricité
La grande différence par rapport au camping-car, c’est la possibilité d’installer une éolienne dont le rendement est excellent de jour comme de nuit. Malheureusement celle qui était sur Nyamba vibrait fortement et ne fournissait plus la moindre énergie. Pour l’instant, nous produisons donc notre électricité avec 3 panneaux solaires.
 
Le voyage
Sur terre on planifie un itinéraire. Sur mer le terme usuel est une croisière. Mais sur terre comme sur mer, avant de passer de plages en criques, de sites naturels en lieux paradisiaques, l’aventure est complexe !
Vie de famille
 
Des nouvelles de chacun
Très heureux d’embarquer à bord de Nyamba, nous oeuvrons intensément pour rendre l’installation confortable, malgré les petits soucis techniques survenant jours après jours. C’est dans ces moments qu’on teste notre endurance et notre capacité à rester calme et confiant. Même si parfois on se décourage un peu…
Rencontres
Famille Gauthier
Marine et Benoît sont partis au mois d'octobre pour un an en camping-car avec leurs 4 enfants. A l'occasion des 70 ans du père de Marine, ils font une escale en Martinique avant de retrouver leur maison roulante en Europe pour la suite de leur voyage. Nous profitons de l'occasion pour les rencontrer et partager nos expériences de voyage. Et depuis Nyamba, on repère facilement les tortues, ce qui permet aux enfants Gauthier de plonger directement sur elles et de les suivre aisément. Quelle joie de voir leur émerveillement et de partager ces instants de pur bonheur ! http://lesgautier.uniterre.com
Le reste de la famille se porte bien. On se familiarise avec notre nouvel espace, on apprivoise les rangements, on repère les hauteurs et les passages où les têtes touchent le plafond, on identifie les pièces d’accastillage du pont qui se réjouissent de frapper nos orteils… En bref, on s’acclimate. Et chacun s’adapte. Max apprend très vite et prend du plaisir à naviguer. Excellent observateur, il analyse, décortique et capte le fonctionnement du bateau. Dans les grandes lignes, il a compris les principes de la navigation, les bases des signes meteo et maîtrise les principales manœuvres. Il est par contre usé par les tourments techniques et la liste des choses à faire et mettre en état.
Loane, Sam et Zoé ont envie d’apprendre aussi et participent volontiers aux manœuvres. Véro a bientôt lu la collection entière de la série spéciale du magazine « Voiles et Voiliers » consacrée aux récits de naufrages en mer, les manœuvres faciles, saga de la plaisance, tours du monde extraordinaires etc. Avec son orteil cassé, elle ne peut que suivre ce qui se passe sans pouvoir y participer. Cela dit, elle joue un rôle central dans la communication, repérant quand les instructions sont claires ou lacunaires et facilitant la transmission des messages.
Anniversaire de Max
Le 8 février, Max a fêté ses 18 ans ! Voilà que les Sixenroute comptent 3 adultes maintenant ! Nous avons fêté l’évènement simplement, tout en nous gavant de glaces délicieuses et de bonbons… On ne quitte jamais totalement l’enfance, non ?!
Chronique
 
Epaves recueillies par la mer
Il y a dans la baie du Marin en Martinique quelques épaves couchées sur les hauts fonds. Elles servent de prévention, avertissant les plaisanciers des dangers de la baie de manière plus explicite que n’importe quelle bouée de balisage.
 
Il y a dans le mouillage forain du Marin, plusieurs épaves non déclarées, des bateaux dans un état déplorable, parfois abandonnés et dont la présence encombre inutilement l’espace. On trouve ce genre de bateaux partout dans le monde. Les ports du Léman en comptent des centaines qui font le désespoir de ceux qui cherchent en vain une place d’amarrage pour leur nouveau bateau.
 
Et puis, il y a les épaves humaines. Le plus souvent, ce sont des hommes solitaires vivant sur leur bateau de manière sommaire. Certains sont accompagnés de quelques bouteilles, d’autres sont simplement seuls. Ils flottent dans la vie comme leur embarcation sur l’eau, sans destination, sans projet. Echoués sur l’île sans même avoir échoué dans la vie, ils sont recueillis par la mer, la plus fidèle mère des âmes en peine.
 
Attention danger
On pense souvent aux risques en navigation : la casse, l’échouage, la noyade… Est-ce parce qu’on y est particulièrement attentifs qu’on vient d’assister à deux noyades en l’espace d’un mois ? La première concerne un jeune touriste d’une trentaine d’année, parti nager avec deux amis sur la plage du Diamant. Pris par les courants, il n’est jamais revenu. La seconde concerne une fillette, retrouvée inerte sur la plage à Sainte-Lucie, trop tard pour la sauver, malgré la réanimation pratiquée par des vacanciers en attendant l’ambulance. La mer était calme, la journée radieuse. Le risque semblait plutôt venir des jet-skis qui survolaient l’eau à 100 m seulement de la plage ! Après le départ de l’ambulance, on a vu les familles revêtir les gilets de sauvetage à leurs enfants jouant sur le sable. Le geste est simple. Mais il n’est efficace que s’il est effectué chaque jour. Quant aux gestes de sauvetage, ils s’apprennent et méritent d’être répétés régulièrement si l’on veut s’en souvenir le moment venu. Mieux vaut perdre un peu de temps à s’instruire que perdre ses moyens au moment de sauver une vie.
A suivre…
 
Nous finalisons les derniers détails de notre installation à bord de Nyamba et nous réjouissons de vous donner des nouvelles de nos prochaines découvertes insulaires !
Les ateliers Oser sa vie
 
Les ateliers « oser ses rêves » et oser sa famille » du mois de juin se remplissent déjà. Pour nous, c’est génial de gérer cela à distance, d’enregistrer les inscriptions, répondre aux questions des personnes intéressées et assurer le suivi de manière efficace et simple. Nous nous réjouissons de ces prochains ateliers et chaque nouvelle inscription nous motive davantage.
 
Nous avons également reçu de nouvelles propositions et invitations pour les conférences et notre agenda 2015 commence à se garnir de nouvelles rencontres pour notre plus grand plaisir.
 
Les dates :
Oser sa famille : 30 mai et 20 juin 2015
Oser ses rêves : 6, 7 et 27 juin 2015 + 5, 6 et 26 septembre 2015
Oser ses rêves pour les 15-20 ans : 31 octobre, 1er et 21 novembre 2015
Détails et inscriptions : www.osersavie.org
Salle de classe
Les ateliers Oser sa vie
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Chronique
Epaves recueillies par la mer
Attention danger
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Dossier : Nyamba, notre nouvelle maison mobile
Le bateau : simple
Acquisition et pavillon : simple
Le nom : Nyamba
L’intérieur : chaleureux
Les travaux : à Sainte Lucie
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Vie à bord
Ca roule !
Bivouac ou mouillage
Organisation et gestes quotidiens
Les bruits
Les mouvements
L’eau à l’intérieur
L’annexe
Electricité
Le voyage
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Edito
 
De la métaphore au concret
Larguer les amarres, lever l’ancre, mettre les bouts… Le vocabulaire de voyage regorge d’expressions empruntées au monde marin, comme si le voyage par définition s’effectuait par la mer. Il y a, il faut bien le dire, plus d’exotisme et de poésie à hisser les voiles qu’à lancer le moteur. Et quand il s’agit de s’en aller vers de lointaines destinations, prendre le large fait davantage rêver qu’avaler les kilomètres… En vivant sur l’eau, on prend conscience du sens des expressions. On quitte le monde magique des métaphores et on se confronte au concret. Que d’efforts à fournir pour hisser les voiles ou lever l’ancre ! Les cloques sur les mains sont là pour rappeler que la réalisation d’un rêve est rendue possible par toute une série de gestes et d’actes concrets. Sans parler des incontournables aléas qui jalonnent le parcours d’acquisition et de préparation d’un bateau. On ne largue pas les amarres à la légère, on ne prend pas le large sans connaître sa route. On n’embarque pas à bord sans s’assurer que tout est en ordre. Quelle que soit la forme du voyage et l’embarcation utilisée pour se déplacer, sur route, sur mer, à pied ou dans les airs, l’aventure demande de l’attention, de l’engagement, des responsabilités et de la motivation. Et une bonne dose de confiance, de curiosité et d’envie d’apprendre… Sans cela, on se berce d’illusions. Monter à bord d’un voilier permet de passer du langage métaphorique au concret. A lui seul, ce pas révèle le chemin qui mène du rêve à l’aventure.
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